Gratuité scolaire : une proposition réalisable
Montréal, le 23 janvier 2007 - Suite à la publication de l'étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS) intitulée Tarification de l'éducation postsecondaire ou gratuité scolaire? Québec solidaire réaffirme le caractère réaliste de sa proposition visant l'instauration progressive de la gratuité scolaire. L'étude de l'IRIS démontre aussi les méfaits de l'augmentation des frais de scolarité.<!--break-->
L'étude de l'IRIS soutient qu' "abolir les droits de scolarité au Québec et instaurer la gratuité des études postsecondaires ne coûterait que 550M$, ce qui représente un peu moins de 1% du budget du gouvernement." Cette affirmation est nuancée par divers moyens qui permettraient de diminuer encore ces coûts, entre autres au niveau de l'aide financière aux études et des droits de scolarité des étudiants et étudiantes étrangers.
"Dès qu'on parle de gratuité scolaire au Québec, on nous dit que c'est impossible, que c'est impensable. Nous voyons aujourd'hui qu'il s'agit d'environ un demi milliard de dollars. Bien sûr, c'est un choix politique important. Toutefois, c'est très loin d'être impossible, c'est même tout à fait réalisable", affirme Françoise David, porte-parole nationale de Québec solidaire.
A propos de l'accessibilité, les chercheurs de l'IRIS citent une étude américaine qui affirme que "pour chaque augmentation de 1 000 $ des frais de scolarité, la proportion d'étudiants moins nantis susceptible de persister et de terminer leurs études baisse de 19 %."
"Pour Québec solidaire, l'éducation devrait être accessible à tous et toutes. Quand on constate à quel point une augmentation des frais de scolarité est discriminatoire pour les personnes à faible revenu, il devient évident que l'accessibilité aux études postsecondaire passe par la gratuité scolaire", lance Amir Khadir, porte-parole national de Québec solidaire.



