La fiction de l'université-entreprise
Les universités québécoises seraient-elles gouvernées par la « pensée magique » ? Si le langage de l’«économie du savoir » prend des allures de rituel incantatoire, il demeure qu’une classe de gestionnaires bien réelle, associée au milieu des affaires, s’est installée aux commandes des institutions financées par des fonds publics.
Article rédigé par Othmar Keel (Professeur, Département d’histoire, Université de Montréal)
et Marianne Kempeneers (Professeure, Département de sociologie, Université de Montréal)
Cet article a été publié dans la revue L'Autre Forum ( déc. 2007), revue des professeurs et professeures de l'UdeM.
L’université invite à la réflexion. Nous traiterons ici de la fantastique illusion où nous plonge le discours ambiant lorsque, gestion de « la disette » oblige, il assimile l’université à une entreprise oeuvrant sur un «marché étudiant» selon la loi de la concurrence. Dans cet article, nous démontrons qu’il n’est en réalité pas possible de concevoir le système universitaire du Québec dans les termes de l’« entreprise » et du « marché », et que ce dernier modèle fictif conduit en fait à la dispersion et au gaspillage des fonds publics en lieu et place d’une efficace et fructueuse coordination et collaboration entre les institutions.
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| fiction_universite_entreprise_keel_kempeneers.pdf | 123.71 Ko |




