Au pays de l'or vert
Dans le comté de Papineau, l'industrie forestière occupe une place importante. C'est « le pays de l'or vert » nous dit le slogan.
Toutefois, cette industrie est en crise, comme tout le monde le sait. Les grandes compagnies forestières ont coupé ce bien public que sont nos forêts sans respecter le rythme de régénération, et ce, pour faire rapidement des milliards de profits. À la fin, ce sont les travailleurs qui en paient le prix. Si nos gouvernements dans le passé avaient accepté la demande des coopératives forestières pour des concessions forestières, on n'en serait pas là aujourd'hui.
Présentement, on parle de plus en plus d'utiliser la biomasse de nos forêts pour faire de l'énergie. « Dans les zones de coupe, comme dans les zones de feu, le gouvernement accorde maintenant des d'importanst volumes de biomasse et ce gratuitement pour la combustion et la vente à Hydro-Québec.» (Le Devoir, 11 novembre 2008). Ce programme a été adopté en toute hâte, sans fixer de balises claires. Québec Solidaire étant un parti écologique, trouve qu'il y a risque d'un dérapage extrêmement nuisible à l'environnement. Cette biomasse c'est l'engrais de nos forêts. C'est essentiel pour la régénération, pour la biodiversité. Québec Solidaire demande que cette orientation soit présentée au BAPE et bien encadrée pour une gestion responsable et écologique.
Parallèlement à ce qui ressemble à une fuite en avant, d'autres solutions existent. Par exemple, la compagnie Papiers Fraser à Thurso a fait une demande pour un projet de cogénération. Ceci serait vital pour sa survie. En cette période de crise économique, cela apporterait beaucoup à l'économie locale. En outre, ce projet peut contribuer à atténuer les gaz à effets de serre et même attirer les touristes comme c'est le cas à Chapleau, en Ontario. Le député Norm MacMillan dit avoir fait des efforts et ouvert des portes pour préserver l’industrie forestière dans le comté de Papineau. Pourtant, voilà que Papiers Fraser s’est vu refuser l’appui de la Société générale de financement (SGF) du Québec. Le parti de M. MacMillan n’est-il pas au pouvoir ? Comment se fait-il qu’il ne puisse mieux défendre ce dossier ? Combien d’emplois ont été perdu sous le régime libéral ?
Dans l’optique de renfoncer l’économie des régions, Québec solidaire entend abolir les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestiers (CAAF) et créer des comités forestiers locaux, des organismes à but non lucratif qui se verront confier la prise en charge d'une gestion écosystémique de la forêt publique et dont les plans de gestion seront approuvés par le gouvernement qui appuiera leur mise en place. Celui-ci percevra des redevances, effectuera le suivi des opérations forestières et encouragera la transformation de l'économie forestière de façon à favoriser une plus grande valeur ajoutée aux produits forestiers.
Une profonde réflexion s'impose pour l'avenir de l'industrie forestière. En outre, les emplois de cette industrie doivent être protégés et les droits des travailleurs respectés. En plaçant l'accent sur la recherche, on pourrait trouver des façons de mieux utiliser nos ressources forestières, de faire des produits de haute technologie, de faire la transformation ici, ce qui permettrait de créer de l'emploi.
Françoise Breault
Candidate Québec solidaire
Comté de Papineau




