Hors du privé point de salut
La préoccupation majeure des citoyens du comté de Papineau, comme ailleurs, c'est l'assurance de recevoir les soins requis à temps. Or ce besoin des plus élémentaires s'est détérioré dans les dernières années avec la fusion forcée de M. Couillard. Les citoyens et citoyennes étaient contre, mais M. Couillard a balayé du revers de la main leur volonté et est allé de l'avant avec son projet. Aujourd'hui les gens que je rencontre sont insatisfaits de cette fusion, alors qu'ils étaient si satisfaits par la rapidité et l'efficacité du CLSC de St-André-Avelin. Des gens qui oeuvraient au CLSC avec plaisir avant, trouvent plus pénible d'y travailler au point que certains sont partis ailleurs. Je connais des gens de Montréal qui, suite aux fusions, vivent le même désenchantement, pour ne pas dire davantage.
Cette fusion fut non seulement inutile mais nuisible. Pour sauvegarder ce joyau qu'est notre système public, il y aurait des solutions beaucoup plus efficaces. 30% du coût de notre système public est occasionné par les frais médicaux, alors que les industries pharmaceutiques font des profits faramineux. En Nouvelle-Zélande, une institution publique, Pharmac, fondée en 1993 a permis au gouvernement de réaliser ce que certains qualifient de miracle en matière de prix. En 10 ans la facture est passée de 1,13 milliards à 212 millions. C'est dans cet optique que Québec solidaire propose Pharma-Québec.
Pas besoin de fusion forcée si on appliquait les vrais solutions. Québec Solidaire travaillerait à redonner aux gens le CLSC dont ils étaient si satisfaits.
On cherche à manipuler les gens en leur faisant croire que « Hors du privé point de salut ». C'est justement ce recours au privé qui met en danger notre système. Les listes d'attente s'allongent dans le comté de Papineau du à l'autorisation pour les médecins d'aller au privé. La souffrance des plus fortunés peut être alors soulagée plus vite que la souffrance des autres citoyens et citoyennes. Est-ce vraiment le Québec dans lequel nous nouvons vivre? A Thurso, on prévoit installer une « coopérative » de santé. Pour avoir accès à cette « coopérative », les gens devront débourser $100/an même si les médecins sont payés par le système public. Autre façon d'ouvrir la porte à un système inégalitaire. Autre façon de grignoter petit à petit notre système public universel.
Seul Québec Solidaire s'engage clairement à sauvegarder notre système de santé public universel où le soulagement de la souffrance ne dépendra pas de l'épaisseur du portefeuille.
Françoise Breault
Novembre 2008




