Amir Khadir, député de Mercier, s’inquiète du peu de ressources dont dispose le gouvernement sur le terrain pour suivre l’activité des minières afin de faire respecter les normes environnementales et contrôler la quantité de minerai extrait. Il presse le gouvernement d’agir plus rapidement pour corriger la situation.

« S’il y a bien une leçon à tirer de la saga entourant la gestion des contrats au ministère des Transports et dans les municipalités, c’est que l’absence d’expertise et de contrôle par les administrations publiques est une recette assurée pour voler les contribuables. Dans l’état actuel des choses, on ne peut même pas savoir si l’on se fait voler notre sous-sol», explique M. Khadir.

Questionnée par le député de Mercier à l’étude des crédits, vendredi, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a voulu rassurer en affirmant que son ministère travaillait sur la question. Elle n’a cependant pu fournir de précisions sur le nombre ou le moment de possibles embauches.

« Il faut que la ministre presse le pas. Elle s’apprête à négocier avec l’industrie un nouveau système de redevances fondé sur la valeur brute extraite. Or, son ministère est si dépourvu de moyens de contrôle que nous ne savons même pas quel tonnage de fer est extrait de notre sous-sol chaque année. Cette position de faiblesse nous rend vulnérables pour aller négocier avec des multinationales aguerries à ce genre d’exercices » , se désole Amir Khadir.

En janvier 2012, le Syndicat de la fonction publique du Québec rendait publique une analyse démontrant l’absence d’enquêteurs, d’inspecteurs et de techniciens liés au contrôle environnemental et à l’exploitation minière au sein du gouvernement du Québec.