Autoroute 25 : impact négatif pour les citoyenNEs de Pointe-aux-Trembles

La construction d’un pont pour prolonger l’autoroute 25 ne réglera en rien le problème
fondamental de l’enclavement de Pointe-aux-Trembles. Actuellement, il est plus facile pour les utilisateurs des transports en commun de se rendre de P.A.T. au centre-ville que de commuter avec les arrondissements voisins de Rivière-des-Prairies, Anjou et Montréal-Nord. Depuis plusieurs années, les citoyenNEs de P.A.T. réclament de meilleures infrastructures de transport en commun : train léger, nouvelles lignes d’autobus. Le projet de liaison autobus empruntant l’axe Victoria-Souligny a été mis sur la glace, le trajet du train de banlieue Mascouche-Montréal ne desservira vraisemblablement pas la population de P.A.T. et les seules améliorations apportées aux circuits d’autobus l’ont été en terme de lignes locales (circuit 86).

 

D’après un courriel de M. Daniel Dorais, directeur de Transport-Québec Laval-Mille-Îles (en date du 28 avril 2006), le parachèvement de l’autoroute 25 « vise à soutenir le développement économique de l’est de l’agglomération et à offrir une meilleure qualité de vie pour ses résidents ». Je ne vois pas en quoi les 150 000 nouveaux déplacements prévus amélioreront la qualité de vie des citoyenNEs de P.A.T. L’augmentera d’émission de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, qui viendront s’ajouter à ceux déjà présents, auront plutôt des effets dévastateurs sur la santé respiratoire déjà hypothéquée par des taux d’asthme astronomiques, surtout chez les jeunes enfants, car, à moins que le gouvernement libéral ne légifère sur cette question, les vents dominants voyageront toujours d’Ouest en Est !

 

En terminant, comment un gouvernement peut-il déclarer vouloir atteindre les objectifs de l’accord de Kyoto tout en préconisant la construction d’une infrastructure routière qui entre en complète contradiction avec ces mêmes objectifs ?

 

Dominique Ritchot

Candidate Québec solidaire dans Pointe-aux-Trembles en mars 2007