Remaniement ministériel: « Rien pour rétablir la confiance du public »

Pour Québec solidaire, le remaniement annoncé aujourd'hui par le premier ministre ne règle en rien la crise de confiance dans laquelle est plongé son gouvernement. Cette crise ne pourra être réglée que si Jean Charest répond aux attentes de la population qui réclame que son gouvernement déclenche une enquête publique sur le lien entre le financement des partis politiques et la nomination des juges, l'octroi de permis et de contrats publics.

« Il n'y a rien dans ce brassage des cartes du conseil des ministres pour rétablir la confiance du public, estime Amir Khadir, député de Québec solidaire. Le problème du gouvernement libéral n'est pas la compétence de ses ministres, mais l'incapacité de son premier ministre à assumer les responsabilités de sa fonction de chef d'État et premier ministre de tous les Québecois. M. Charest refuse de voir les choses en face : le Québec vit une grave crise de confiance liée aux problèmes éthiques soulevés par le trafic d'influence et le financement illégal des partis politiques et plus particulièrement du parti libéral du Québec.»

Pour le député solidaire, le gouvernement a perdu la confiance du public en raison de ses orientations et politiques qui sont influencées par des intérêts privés qui contrôlent la caisse du parti au détriment des besoins des gens ordinaires et du bien commun. Il cite en exemple le dernier budget qui met en place des mesures attaquant les revenus des gens ordinaires et les services à la population alors que la contribution des milieux de la finance et des grandes entreprises est minimale. M. Khadir dénonce cette culture de trop grande proximité entre le Parti libéral du Québec et les milieux des affaires, qui permet à une certaine élite économique de croire que le gouvernement lui appartient.

Parité hommes-femmes

Cela dit, le maintient de la parité hommes-femmes au conseil de ministre réjouit le député de Mercier. « Sur la question de la parité, chère à Québec solidaire, M. Charest fait dans ce cas précis preuve de vision et de ténacité, qualités que j'aimerais le voir appliquer aux questions d'éthiques et aux mesures budgétaires de son gouvernement », ajoute M. Khadir.