Discours d'investiture d'Arthur Sandborn

Bonjours mes AmiEs, citoyennEs de Saint-Henri-Sainte Anne, membres de Québec solidaire, militantEs des groupes populaires et communautaires, mes camarades de la CSN et des autres organisations syndicales qui se sont déplacés ce soir. I would like to salute my Irish friends from the Point, and my friend from St Henri who walked the picket line at Ben's restaurant.

J'aimerai remercier Guylaine, Amir et Manon, ainsi que souligner la présence de mon ami Warren Allmand, qui vient offrir son soutien à ma candidature

Nous sommes ici pour lancer une nouvelle voie politique, pour offrir une autre façon d'exercer le pouvoir. Nous croyons que c'est possible, même urgent de travailler pour un Québec où l'environnement, la solidarité sociale et économique, un développement respectueux des communautés locales et la démocratie seront les priorités absolues. Nous sommes ici pour choisir un candidat de Québec solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne, et lancer notre campagne pour un véritable changement à l'Assemblée Nationale.

Je m'appelle Arthur, Arthur Sandborn. Depuis plus de 30 ans je travaille avec acharnement à défendre les intérêts sociaux et économiques du monde ordinaire. J'ai défendu nos acquis sociaux et assuré l'avancement de nombreux projets de développement local comme organisateur communautaire à Pointe-Saint-Charles dans les années 80 et 90. Ensuite, depuis 14 ans je travaille dans le mouvement syndical comme président du conseil central du Montréal de la CSN.

Je suis, comme tant de gens du Sud-Ouest, opposé aux décisions gouvernementales des dernières années, et ce, tant des péquistes que des libéraux. Tout ce qu'ils font est guidé par le néo-libéralisme. Ils nous demandent de signer un chèque en blanc tous les quatre ans et ensuite nous déçoivent totalement. Pour les Solidaires, le gouvernement doit valoriser et soutenir la prise de parole des citoyenNEs, promouvoir une démocratie participative. Il doit s'occuper de la justice sociale et de la redistribution de la richesse. Il devra protéger l'environnement et sauvegarder la planète. Le gouvernement doit travailler, avec les citoyennNEs, démocratiquement, pour faire les bons choix en développement social et économique dans Sud-Ouest et ailleurs au Québec. Je fais le saut en politique pour offrir aux citoyennes un vrai choix, un représentant qui s'engage à défendre leurs intérêts et des valeurs Vertes et Solidaires à l'Assemblée Nationale.

Je vois au moins trois (3) priorités à défendre ici, et nous en trouverons sûrement d'autres ensemble.

Premièrement, la majorité des gens d'ici a, somme toute, moins d'argent pour subvenir à ses besoins aujourd'hui qu'il y a 5 ou 10 ans. Beaucoup trop de personnes travaillent et restent quand même pauvres. Pourtant, notre richesse collective augmente régulièrement. Les moyens existent pour briser ce cercle vicieux, où l'écart entre les riches et les pauvres est toujours plus grand.

Nous devrons augmenter le salaire minimum à 10$ de l'heure et ensuite l'indexer au coût de la vie. C'est ça le programme de Québec solidaire. Si nos gouvernements avaient indexé le salaire minimum au coût de la vie depuis 20 ans, il serait même plus haut que $10 de l'heure maintenant! Dans notre circonscription, où le salaire moyen par ménage est de 38,000$ par année, soit près de 12,000$ de moins que la moyenne québécoise, il faut que ça change!

Je crois également que nous pouvons rétablir l'aide sociale à un niveau juste et ensuite l'indexer au coût de la vie. Notre pays est riche, un des plus riches de la planète et il n'y a pas d'excuse pour appauvrir davantage les plus démunis parmi nous. C'est ça la vision de Québec solidaire. Lucien Bouchard et Bernard Landry ont gelé l'aide sociale pendant des années. Les libéraux ont promis de restaurer l'indexation, mais ils ne l'ont fait qu'à moitié. Les personnes vivant de l'aide sociale font la file aux banques alimentaires et s'enfoncent dans la misère, il faut arrêter ça!

Finalement, quelque 2000 femmes et hommes de notre comté travaillent dans les hôpitaux, les écoles et les autres services publics et gagnent 21% moins que leurs vis-à-vis dans le secteur privé. Les libéraux ont gelé les salaires des employéEs du secteur public et décrété leurs conditions de travail avec la loi 142. Le PQ poussait les salaires à la baisse également. Pas surprenant qu'il y a pénurie d'infirmières, de professeurs, de pharmaciens, de personnel d'entretien et même de plombiers. Un exemple: à la CSDM, ils ont besoin de 12 plombiers pour maintenir nos écoles, mais ils n'ont que deux, et c'est parce qu'ils sont payé $13/h de moins que dans l'industrie de la construction.

Pour Québec solidaire, Il faut investir dans les services publics de qualité et retrouver un lien de confiance avec les employées de l'état. Nos hôpitaux, CLSC et écoles publiques sont négligés, tout comme le personnel qui y travaille. Notre gouvernement ferme ces jours-ci 2,200 lits dans les centres hospitaliers de soins de longue durée sur l'île de Montréal, alors que nous avons besoin de plus de place et de ressources pour les personnes âgées. Il abandonne les écoles publiques et cherche les moyens de vendre un maximum de nos services publics au privé. Je me présente pour soutenir des services publics gratuits et de qualité. Nous en avons les moyens.

Les deux derniers gouvernements ont choisi au contraire de baisser les impôts des mieux nantis, du monde d'en haut de la côte. Ensuite, ils nous disent qu'on manque d'argent et ils augmentent les tarifs d'électricité, les tarifs du transport en commun, le coût des fournitures scolaires chargées à l'école, des frais de garde et tant d'autres biens essentiels à la vie.

Et là, ils viennent de « dégeler » le coût des médicaments, ce qui va coûter cher à tout le monde, des personnes âgées aux bas salariés. Québec solidaire a un bon plan pour réduire les coûts de médicaments et retrouver des sources de revenu pour les services publics. Il me semble qu'un choix s'impose dans notre circonscription, un choix solidaire.

Deuxièmement, il faut s'occuper de l'environnement.

Pour nos quartiers, la situation est préoccupante. Les épisodes de smog sont de plus en plus nombreux. Les problèmes de santé, comme l'asthme, sont de plus en plus présents parmi nous et l'espérance de vie est toujours de 10 ans de moins chez nous que pour le monde en haut de la côte. La pollution atmosphérique augmente pour la même raison que les gaz à effet de serre qui réchauffent la planète: l'augmentation de la présence d'automobiles et de camions, et donc de la congestion sur les autoroutes qui entourent et traversent le Sud-Ouest. Et cela ne s'améliorera pas avec l'augmentation de trafic prévu chez nous en raison du projet d'hôpital universitaire dans la cour de triage Glen.

Il n'y a qu'une voie à suivre: augmenter l'offre de transport en commun, avec un train rapide sur l'estacade du pont Champlain, des voies réservées aux autobus, du covoiturage sur tous les ponts, et un meilleur service dans la ville de Montréal même. Ensuite, il faut éliminer le camionnage à l'heure de pointe comme ils ont fait partout en Europe. Et il ne faut pas construire d'autres ponts, comme s'apprêtent à faire les libéraux. Ça nous apportera 150,000 autos de plus à terme, avec l'augmentation de la pollution qui suit pour tous les résidents de Montréal. Il faudra réglementer de façon drastique les producteurs d'automobiles et appuyer les formes d'énergie renouvelables. C'est la voie que nous devons suivre et que je défendrai avec acharnement à l'Assemblée Nationale.

Nous ne pouvons laisser nos gouvernements, péquiste ou libéral, continuer à ne rien faire sur ces questions, attendre l'argent "vert" d'Ottawa et construire d'autres routes partout autour de l'Ile Montréal en attendant. Il faut que ça change!

Troisièmement il faut un développement économique et social dans l'intérêt du monde du Sud-Ouest.

Depuis la fermeture des usines le long du Canal Lachine, et la perte de milliers d'emplois bien rémunérés, de nombreux acteurs de nos communautés ont travaillé fort pour développer le Sud-Ouest. J'ai participé à l'Urgence Sud-Ouest et à la création du RÉSO, mais surtout j'ai participé dans de nombreuses interventions pour sauver des espaces industriels, promouvoir le logement social et développer des espaces verts. En 1990, j'ai piloté le groupe de travail qui a fait changer l'emplacement projeté par la ville pour le pont qui a remplacé le tunnel Wellington... Il devait apporter les chars de la rive sud directement sur la rue Guy, oubliant que la tunnel était la sortie est de Saint-Patrick, un lien routier essentiel pour les industries du Sud Ouest. Nous avons fait de nombreux efforts pour que le développement du Sud-Ouest profite aux gens du Sud-Ouest.

Je trouve la situation actuelle préoccupante. Après la désastreuse aventure du projet de déménagement du Casino, un mauvais projet promu par le gouvernement actuel et certain des Lucides de Lucien Bouchard, le milieu d'affaires accuse les organismes communautaires "d'immobilisme" en citant leur opposition, pourtant justifiée, à la venue du Casino. C'est une réaction très dangereuse. L'implication des citoyens et des organismes du secteur est essentielle à l'avenir de tout bon projet de développement, et les gens du Sud-Ouest ont toujours tenu leur bout. Ça fait partie de la démocratie participative prônée par Québec solidaire.

L'avenir du l'ancien centre de triage des postes, le projet du Nordelec, les ateliers du CN, la Cité du havre et Griffon Town sont tout des projets de développement majeurs qui auront un effet certain sur les résidentEs du Sud-Ouest. Certains projets issus de la communauté, comme celui au centre du triage des postes, sont menacés par la spéculation. Dans tous les cas, il faut rester vigilant et assurer l'inclusion de nombreux logements sociaux, dont les besoins restent importants. Comme représentant à l'Assemblée Nationale je ferai valoir la vision des gens et des organismes du coin dans ces dossiers.

Finalement, soulignons deux victoires célébrées ici la semaine passée, avec le maintien de l'autonomie de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles pour un nième fois et

The victory of the parents at St Gabriel's school, which was threatened with closing for the second time in two years.

C'est la preuve, encore une fois, qu'ensemble une communauté peut changer bien des choses.

À cette élection, nous avons un choix important à faire:

Soit voter pour un candidat de Québec solidaire, pour changer de cap et défendre la solidarité sociale, l'environnement et les choix des gens du Sud-Ouest à l'Assemblée nationale,

Soit donner un autre chèque en blanc à la députée libérale, Madame Loiselle. Après 17 ans, la situation des gens de sa circonscription ne s'est pas améliorée. Il n'y a pas de résultats car les très conservateurs libéraux de Jean Charest ne s'intéressent guère aux besoins du monde ordinaire de chez nous. Réélire une de ses fidèles ne nous aidera pas.

Le candidat péquiste, Mr Philpot, s'exclut lui-même en déclarant, lors de son investiture que « Le Québec ne sera jamais vert ni solidaire s'il demeure inféodé au Canada ». Ça fait 20 ans que les péquistes refusent de s'occuper de la justice sociale et de l'environnement sous prétexte qu'il faut attendre l'indépendance avant de pouvoir faire quoi que ce soit.

À Québec solidaire, nous croyons qu'il faut agir maintenant et que nous avons entre nos mains une bonne partie des moyens pour y arriver!

Voici un ensemble de raisons pour lesquelles j'ai décidé de me présenter avec Québec solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne. C'est maintenant qu'il faut agir pour défendre nos droits et assurer un développement durable qui a comme priorité les citoyenNEs de chez nous. Il faut être vert et solidaire maintenant, ça presse!

Solidarité

Arthur Sandborn