À quand une politique nationale de lutte contre l’homophobie ?
Québec solidaire profite des célébrations de la Fierté gaie 2008 pour exiger des élu-e-s de prendre leurs responsabilités et de déposer une politique nationale de lutte contre l’homophobie, promise par tous les partis à l’Assemblée nationale lors des dernières élections.
« Plus d’un an et demi après la sortie du rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, nous attendons toujours sa mise en oeuvre. Tous les partis reconnaissent l’urgence d’agir et de mettre en action une politique de lutte contre l’homophobie, qu’attendent-ils pour la déposer? » questionne Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire dans la circonscription du Village gai montréalais, Sainte-Marie—Saint-Jacques. « Il y a visiblement un manque de volonté politique du gouvernement dans ce dossier. Pendant ce temps, le taux de suicide est toujours aussi alarmant chez les jeunes gais et lesbiennes. »
Pourtant les mesures proposées par la commission sont concrètes et simples à mettre en oeuvre. À Québec solidaire, nous croyons qu’il faut de façon urgente assurer un soutien financier aux groupes oeuvrant auprès des victimes de la violence homophobe et transphobe, nommer un-e ministre responsable des enjeux LGBT, financer par des sources multiples les organismes de défense des droits des LGBT et de lutte contre l’homophobie, développer une action directe dans les écoles et enfin coordonner les actions gouvernementales avec celles des organismes communautaires LGBT.
Québec solidaire Sainte-Marie-Saint-Jacques sera présent à la journée communautaire du 16 août et au défilé du 17 août pour célébrer aux côtés de la communauté LGBT les avancées en matière de droits, ainsi que l’évolution des mentalités et des lois. « Nous pouvons être fiers des gains réalisés au cours des 10 dernières années grâce aux pressions et luttes acharnées des groupes concernés. Cependant, beaucoup reste à faire et seule une politique nationale de lutte contre l’homophobie pourra mener les LGBT vers l’égalité sociale et mettre un terme à la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle qui perdure encore aujourd’hui », conclut Manon Massé.

