Un débat vigoureux au CEGEP du Vieux-Montréal

Manon Massé participait le 4 décembre dernier à un débat avec Martin Lemay du Parti Québécois, Dominic Boisvert de l’Action démocratique du Québec, tous deux de Sainte-Marie Saint-Jacques, Olivier Adam du parti Vert dans Mercier et Henri-François Gautrin du parti Libéral du Québec dans Verdun. Le débat portait sur l’éducation, l’économie et l’environnement.

Sur l’éducation le débat a été particulièrement vigoureux car Manon Massé a fortement défendu les principes de gratuité pour assurer l’accessibilité à l’éducation pour le plus grand nombre. Quant aux candidats adéquiste, péquiste et libéral, ils ont tous affirmé leur volonté de hausser les frais de scolarité. Quant au candidat Vert,  il a contredit son collègue Vert qui se prononçait lors d’un débat sur l’éducation à l’UQÀM. En effet, à l’UQÀM, le candidat Vert avait parlé en faveur d’une hausse des frais de scolarité alors qu’un autre candidat également Vert se prononçait pour la gratuité scolaire  au cours du débat tenu au CEGEP du Vieux-Montréal.

Manon Massé a été la cible de nombreuses attaques démontrant ainsi l’importance que prend de plus en plus le parti sur la scène politique provinciale. D’abord, Martin Lemay a tenté de discréditer la candidate solidaire de Sainte-Marie Saint-Jacques en laissant sous-entendre que Québec solidaire était irresponsable de demander la gratuité pour tous les services. Manon Massé de rétorquer, en s’adressant aux étudiantes et étudiant : « Tout le monde paie pour ces services via ses impôts et les taxes. Les étudiantes et étudiants paient plus que leur part. On n’a pas à leur demander de payer davantage. L’éducation est un service public essentiel pour le développement de la société. »

Sur le thème de l’économie, tous les partis semblaient s’être donné la main pour tenter  de discréditer Québec solidaire en laissant sous-entendre que le parti diabolisait l’entreprise privée et voulait faire payer les riches. Encore une fois, Manon Massé a défendu avec vigueur le parti. « Nous pensons, à Québec solidaire, que chacun doit payer sa juste part pour les services, que ce soit la santé, l’éducation ou l’utilisation du réseau routier. Les entreprises doivent également  payer leur part, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement. Tous nos engagements sont chiffrés et reposent sur des principes de justice sociale. »

Au niveau de l’environnement, le candidat du parti Vert a reconnu que Québec solidaire a reçu la même note que le parti Vert quant à ses positions sur l’environnement, soit la note la plus élevée de tous les partis. Québec solidaire et les Verts ont également dénoncé le fait que les autres partis n’ont pas parlé d’environnement ni pendant la campagne, ni pendant le débat. C’est Manon Massé qui a reçu l’appui le plus évident de la part des étudiantes et étudiants quand elle a parlé du système électoral proportionnel. « Les autres partis n’ont pas parlé d’environnement, mais avec un système proportionnel, il y aurait eu des députés Verts et Solidaires qui auraient mis de l’avant toute la problématique de l’environnement. »