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Québec solidaire déplore que deux cents jeunes québécois de religion sikhe  se retrouvent forcés de choisir entre leur participation au soccer et les traditions inculquées par leurs parents, en raison de l’interdiction du turban, du patkas et du keski décrétée par la Fédération de soccer du Québec (FSQ).

« On demande à des jeunes  de faire un choix bien difficile de leur point de vue. En fait, des adultes qui n’ont pas fait les débats que nous attendons depuis longtemps sur la laïcité, prennent  des enfants en otage de décisions  qui devront être prises sur un ensemble de questions relatives à la laïcité. L’été est à nos portes, laissons jouer tous les enfants!», estime Françoise David, députée de Gouin.

Mme David considère que le gouvernement de Jean Charest  a laissé trainer le débat sur les accommodements religieux. Elle note que le rapport de la Commission Bouchard-Taylor a été remis il y a plus de cinq ans et que le précédent gouvernement n’a pas eu la volonté politique de  mettre en place une réflexion collective sur les recommandations de la commission.

« Chaque cas qui surgit se retrouve monté en épingle et les positions se braquent », regrette Mme David. Elle écorche d’ailleurs au passage l’Association québécoise de soccer qui a fort mal évalué les impacts de sa décision et son vis-à-vis canadien  qui a pris, selon elle, une décision « démesurée et belliqueuse à l’encontre de la fédération québécoise, plutôt que d’ouvrir un dialogue pour tenter de rapprocher leurs positions respectives. »

Un débat constructif cet automne?

La députée de Gouin  souhaite que le débat que veut lancer le Parti québécois cet automne autour de son projet de Charte des valeurs québécoise porte essentiellement sur la laïcité.

« Franchement, on doit revenir à l’essentiel. On doit discuter de laïcité au Québec. Québec solidaire propose d’inclure dans la Charte des droits et libertés de la personne des articles affirmant clairement que la laïcité fait partie des valeurs québécoises. Pour avoir un débat serein et constructif, au-dessus de la mêlée, il faudra que les partis n’instrumentalisent pas ces questions sensibles pour des raisons partisanes ou électoralistes », souhaite Mme David.