Les récentes déclarations du ministre de l’Éducation qui ont pour effet d‘exclure la gratuité scolaire des discussions du futur Sommet sur l’enseignement supérieur ébranlent fortement la confiance de Québec solidaire dans le processus mis en place par le gouvernement.

« Ça devait être un sommet démocratique. Mme Marois l’avait dit et son ministre de l’Éducation l’avait répété: toutes les options pouvaient être sur la table. Le refus de discussion de la gratuité, même comme une perspective à long terme, constitue un abus de confiance qui sera difficile à digérer pour les étudiants qui réclament la gratuité », a déclaré Françoise David, députée de Gouin, en marge du caucus présessionnel de Québec solidaire.

Mme David déplore également que dans les rencontres préparatoires au sommet, les partis d’opposition n’aient pas eu le droit de parole et qu’ils ne l’aient pas plus lors du Sommet. « Dois-je rappeler au gouvernement qu’il est minoritaire et que les partis d’oppositions représentent la majorité de électeur et électrices du Québec?», demande-t-elle. En conséquence, Québec solidaire réclame au ministre de l’Éducation de donner le droit de parole aux partis d’opposition lors du Sommet sur l’enseignement supérieur et d’en ouvrir les portes à Option nationale, qui en est pour le moment exclue.

Québec solidaire continuera à défendre sur toutes les tribunes le droit à une éducation accessible et gratuite de la maternelle à l’université.