Claudio Castagnetta : un an plus tard, toujours des questions sans réponses

Serge roy à la marche claudio castagnetta, 20 sept 2008 [1]

Dans le quartier Saint-Roch samedi le 20 septembre, des solidaires, dont Serge Roy (Taschereau) et Annie-Claude Lachance (Jean-Talon), ont participé à la marche en mémoire de Claudio Castagnetta. 

Il y a un an, Claudio Castagnetta est mort en prison, après avoir passé 48 heures aux mains du système judiciaire de Québec.

Le 20 septembre 2007, Claudio était perturbé, il errait pieds nus en ville.  Pour cette raison, il a été arrêté sur la rue St-Joseph par six policiers, lui faisant subir plusieurs décharges du fameux pistolet Taser.  Claudio n’était pas armé, il n’était pas violent, et il n’opposait qu’une résistance passive.  On lui a fait passer la nuit en prison, au quartier cellulaire de la centrale de police du Parc Victoria où, le lendemain matin, constatant l’aggravation de ses problèmes de santé, ses co-détenus ont demandé de l’aide pour Claudio.  On a fini par l’amener à l’hôpital, mais il était trop tard.

Le 22 août dernier, suite à une enquête de la Sûreté du Québec, le directeur adjoint aux poursuites criminelles et pénales annonçait qu’aucune accusation ne sera portée contre les policiers et les agents correctionnels impliqués dans son arrestation ou dans sa détention.

Comme d’autres, Serge Roy, candidat de Taschereau, appuie les trois demandes adressées par les ami-es de Claudio au ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis, soit :

  • une enquête publique du coroner sur les faits et circonstances entourant la mort de Claudio Castagnetta ;
  • un moratoire sur l’utilisation du pistolet Taser et une révision des protocoles d’intervention lorsque la police est confrontée à des situations psychosociales ;
  • la mise en place d’une instance indépendante, composée de civils, lorsqu’un policier est visé par une enquête pouvant faire l’objet d’accusations criminelles.
marche claudio castagnetta, 20 sept 2008 [2]

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit : L’essentiel du contenu de cet article est tiré d’un texte rédigé par Charlotte Mentzel, collègue de travail de Claudio Castagnetta, et Charles Rice, Directeur de l’organisme AGIR en santé mentale.