Grève des employés d’entretien du RTC : Éviter le dérapage antisyndical
Dans le débat des derniers jours qui laisse entrevoir la possibilité d’une grève des employés d’entretien du RTC, Serge Roy, porte-parole de Québec solidaire Taschereau, et candidat de son parti lors des deux dernières élections générales, a tenu à intervenir. Il l’a fait d’une façon qui se distingue, encore une fois, de celle d’autres personnalités politiques locales.
Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse diffusé dimanche le 31 mai.
Communiqué de presse
Grève des employés d’entretien du RTC : Éviter le dérapage antisyndical
Québec, 30 mai 2009 – Depuis quelques jours, certaines personnalités y vont de déclarations alarmantes devant la perspective d’une grève des employés d’entretien du Réseau du transport de la Capitale. Une telle attitude risque d’embrouiller la situation plus qu’elle ne va l’aider. La négociation doit reprendre, certes, mais le moment est mal choisi pour blâmer la partie syndicale et l’accuser de brandir un moyen de pression démesuré.
« Il reste une semaine pour qu’intervienne une entente. Toutes les personnes sensées de notre région devraient faire preuve de sagesse et encourager les parties, autant patronale que syndicale, à faire l’impossible pour conclure une entente satisfaisante », déclare Serge Roy, porte-parole de Québec solidaire Taschereau.
Les travailleurs concernés ne menacent pas d’interrompre totalement le service puisqu’il y a une volonté d’établir des services essentiels adéquats, voire abondants. Il serait toutefois malicieux d’exiger des syndiqués de renoncer au déclenchement de moyens de pression alors que notre régime de relations de travail a montré à maintes reprises la possibilité d’arriver à des ententes négociées.
Ceux et celles qui voudraient que le gouvernement adoptent en vitesse une loi spéciale pour interdire la grève cherchent, en quelque sorte, à briser tout rapport de force et à obliger les employés à accepter les positions de l’employeur. Québec solidaire ne peut accepter une telle perspective qui représente un recul des droits des travailleurs et travailleuses gagnés de hautes luttes par le passé.
Serge Roy considère, par ailleurs, que les usagers et usagères du transport en commun ne doivent pas faire les frais d’un conflit qui peut sans doute se régler si les parties évitent de s’enfermer dans des positions irréconciliables.
Pour information : Serge Roy, 418 208-3796




