Amir de passage à Rouyn
Rouyn-Noranda, le 18 février – Le député de Québec solidaire à l’Assemblée nationale du Québec, Amir Khadir était de passage à Rouyn-Noranda pour échanger avec la population de la région sur la crise économique.
«Je suis en tournée pour présenter le plan de sortie de crise de Québec solidaire. En Abitibi-Témiscamingue, les gens rencontrés sont préoccupés par l’impact de la crise qui risque d’aggraver la dévastation de la forêt, d’accélérer l’exploitation de l’eau et de forcer les projets miniers douteux» a déclaré Amir Khadir qui a rencontré depuis hier des responsables de l’Université du Québec en Abitibi-Tétmiscamingue et de l’Action boréale. «On me fait remarquer que l’exploitation effrénée des ressources est la base de l’économie de la région. On impose des projets comme celui d’Osisko à Malartic qui affecte beaucoup l’environnement sans vraiment ajouter à la prospérité de la population. Pourquoi accepter tout et se contenter de si peu? Une économie où les banques, les multinationales minières ou forestières font ce qu’elles veulent n’enrichit pas la société. La crise actuelle doit nous faire réfléchir».
Accompagné de France Caouette et de Guy Leclerc, porte-parole de Québec solidaire dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, le député de Mercier complète sa tournée aujourd’hui par des rencontres avec des organisations du réseau de vigilance et des citoyens préoccupés par l’effet que commence à avoir la récession sur les femmes, sur les travailleurs et travailleuses qui perdront leur emploi, tous ceux confrontés à la pauvreté, au manque de logements, à la hausse des tarifs des services publics.
Durant la forte croissance économique des dernières années, la pauvreté n’a cessé d’augmenter partout au Québec. «Il est inacceptable que la ministre des Finances utilise le prétexte de la crise pour augmenter le tarif des services publics ce qui pénalise les moins nantis alors que ce sont les élites économiques qui nous ont plongés dans la crise», d’affirmer France Caouette qui se dit insatisfaite des maigres mesures annoncées par le gouvernement libéral.
Québec solidaire propose, à l’opposé, un plan de relance à la mesure de l’ampleur de la crise : un investissement ambitieux pour stimuler l’emploi dans tous les domaines, partout au Québec, entre autres en transport en commun, en économie sociale, dans les énergies renouvelables, en éducation et en culture, pour protéger de la crise les plus vulnérables. Un soutien financier aux petites et moyennes entreprises est prévu pour appliquer immédiatement une hausse du salaire minimum à 10,20 $ l’heure, une mesure sociale qui est également très efficace d’un point de vue économique car ce surplus de revenu des faibles salariés est très largement dépensé immédiatement et localement.
«L’inquiétude est palpable. Nous ne pouvons rester les bras croisés. À l’issue de la tournée de consultation, nous présenterons un plan de relance bonifié qui tiendra compte à la fois des dimensions économiques, écologiques et sociales de la crise», de conclure Amir Khadir qui soutient que «pour sortir durablement de ces crises répétées de notre système, il faut sortir du cadre que les pouvoirs économiques nous ont trop longtemps imposé.»



