CRISE À L’UQÀM!
CRISE À L'UQÀM !!!
Prologue
L’UQAM vit présentement une crise financière mettant ses activités sur la sellette. Ce problème financier est dû à deux choses :
1– Une mauvaise gestion de l’administration de l’époque.
2- Un sous-financement chronique de l’établissement de la part du gouvernement.
La solution de l’administration actuelle et du gouvernement pour retrouver la santé financière : faire payer les étudiantEs et les enseignantEs, c’est le fameux plan de redressement.
Chronologie des évènements
Durant son mandat, le recteur Roch Denis s’est lancé, avec le désaccord des étudiantEs et de la population uqamienne, dans des projets de construction immobilier (le pavillon des sciences et l’îlot voyageur). Pour calmer les inquiétudes des contestataires, il soutint que le budget des infrastructures n’avait aucun lien avec le budget de fonctionnement de l’université et donc, que dans aucun cas le fonctionnement de l’université pourrait en souffrir. Nous savons maintenant qu'on ne nous a pas dit toute la vérité ou qu'on nous a carrément mentit! Les craintes des étudiantEs se réalisent, les projets immobiliers sont de véritables fiascos et les dépassements de coûts excèdent de plusieurs dizaines de millions. L’UQAM se met ensuite à négocier avec le gouvernement et le réseau UQ et s’entend pour établir un plan de redressement. L’UQAM établit donc un plan de redressement coupant de moitié son déficit annuel. Cependant, la ministre Courchesne soutient que ce n’est pas suffisant et demande le double. La rectrice par intérim (Danielle Laberge qui fut nommé suite à la démission de Roch Denis) "résiste", hésite et signe un accord avec le gouvernement en septembre 2007 stipulant que l’UQAM bonifiera le plan de redressement et, en échange, le gouvernement donnera à l’UQAM une partie de ses subventions retenues selon la loi sur les déficits zéro des universités. L’UQAM engage donc une firme comptable Pricewatherhousecooper qui devra établir le nouveau plan de redressement qui sera par la suite étudié par un comité de trois sages choisis par la ministre Courchesne. Entre temps, Madame Laberge quitte le poste de rectrice et laisse place au couronnement de Claude Corbo. Ce dernier, malgré le désaccord étudiant, est décidé à appliquer le plan de redressement.
Plan de redressement???
Le plan de redressement comporte deux volets : un volet diminution de la qualité et un volet augmentation des coûts reliés à ces services. Le premier volet est composé d’un gel d’embauche des professeurs (l’UQAM a déjà un déficit de 300 professeurs!!!), augmentation du nombre d’étudiant par cours, coupure des services à la bibliothèque, etc. Le plan de redressement bonifié qui doit être déposé le 4 mars menace de couper les programmes "non-productifs" et les disciplines non-fondamentales ainsi que plusieurs cours, moins rentables. Plus de 70 programmes d’études sont placés sur la liste orange, un document de l’administration qui établit une liste de programme menacé. «Entre autres éléments, le plan de redressement est l'occasion d'examiner les programmes d'études offerts par l'UQAM. Un certain nombre de programmes (la fameuse «liste orange») font l'objet, dans les facultés, d'un examen attentif conduisant soit à les confirmer, soit à les modifier, soit à cesser de les offrir.» a affirmé Monsieur Corbo dans un message adressé aux uqamiens.
Le deuxième volet comporte une augmentation des frais afférents de 80$ la session pour un étudiant à cinq cours (sans compter l’augmentation des droits de scolarité de 50$ par session jusqu’à concurrence de 500$, ce qui après 5 ans fait 1000$ par années de plus) et des pénalités de plus de 300$ pour les étudiants des cycles supérieurs qui ne terminent pas dans les délais requis.
Québec Solidaire UQAM dénonce ces mesures qui minent la mission de l’UQAM et demande de l’État un réinvestissement massif pour éviter que la qualité de l’enseignement et que l’accessibilité de l’université soit réduite.



