QS-UQÀM dénonce le dégel des frais de scolarité

L'Association de campus Québec solidaire-UQÀM (QS-UQÀM) dénonce le dégel des frais de scolarité annoncé officiellement par le gouvernement québécois.

Pour QS-UQÀM, une augmentation des frais de scolarité de 50$ par session pour les 5 prochaines années est inacceptable. De plus, l'annonce de la Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport Michelle Courchesne ne fait état d'aucun réinvestissement chiffré supplémentaire à celui imposé aux étudiantes et étudiants du Québec. Or, le Parti libéral du Québec s'était engagé en faveur d'un réinvestissement pour les études postsecondaires. L'annonce ne dit rien non plus sur les transferts fédéraux ou encore sur une bonification et une amélioration de l'aide financière aux études (AFE). De plus, l'annonce s'est faite sans consultation avec les fédérations et associations étudiantes nationales.

Toute augmentation des frais de scolarité entraîne nécessairement une hausse parallèle de l'endettement étudiant, surtout au détriment des étudiant-es provenant des milieux défavorisés et même de la classe moyenne. De plus, il

est important de rappeler que le salaire moyen des étudiant-es a diminué par rapport à 1994, date du dernier gel des frais de scolarité. Il est donc à prévoir que le dégel des frais aura comme conséquence non seulement une

augmentation des heures de travail des étudiant-es au détriment de leurs études, mais également une diminution globale des inscriptions aux études post-secondaires, particulièrement dans certains domaines également en

difficultés financières comme les arts. Ainsi, le dégel nuit à l'accessibilité aux études tout en ne réglant pas le problème du sous-financement.

En contrepartie, Québec solidaire propose non-seulement un réinvestissement dans l'éducation post-secondaire de 400 millions$, mais également la gratuité scolaire (270 millions$ par an récurrent). QS propose de consulter

l'ensemble du mouvement étudiant de façon à ce que les mesures visant à enrayer l'endettement puisse correspondre aux véritables problèmes. Nous proposons également de faire de l'AFE un système intégralement public et de

rapporter la dette étudiante au patrimoine individuel afin que cette dernière soit comptabilisée en cas de faillite personnelle.

Nous appellons instamment le gouvernement du Québec à se rétracter et à étudier l'adoption d'autres mesures permettant à la fois la réduction de l'endettement étudiant, une meilleure accessibilité aux études post-secondaires, ainsi qu'un réinvestissement massif et des mesures favorisant la diminution des frais de scolarité.

 

Solidairement,

 

Québec solidaire-UQÀM

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